LA FOI PAR L' ÉCRITURE ENVERS DIEU ET SON PROPHÉTE

      

Quelques thèmes de la biographie de Cheikh Ahmadou BAMBA.

 

Son écriture est céleste et sa foi inébranlable.

      

L’oeuvre de Cheikh Ahmadou Bamba est évaluée, selon des sources concordantes, à près de 7,5 tonnes . Pour comprendre la richesse de sa production intellectuelle, il faudrait méditer ce témoignage de ses proches qui affirmaient que l’écriture leur parvenait toujours humide, quelque soit le volume du texte.

      

La bibliographie de Cheikh Ahmadou Bamba peut être classée en deux tranches. La première va de son premier livre, “ Massaalik - Al Jinaan ” (les bienfaits du paradis) à ceux écrits peu avant la disparition, en 1882, de son père, Serigne Mor Anta Saly Mbacké . La seconde de cette période à son rappel à Dieu, en 1927. Mais il faut aussi reconnaître que cette oeuvre, qui embrasse tous les domaines du savoir, au - delà des deux axes qui constituent des périodes charnières dans l’évolution du mouridya, peut aussi être scindée en plusieurs sous - thèmes. Le Cheikh n’a - t - il pas investi des domaines aussi variés que le « Tawhid » (la foi dans l’Unicité de Dieu), le « Fikh » (le droit) et le « Tassaa - uf’ (la pratique) ?

      

Dans son oeuvre littéraire, Cheikh Ahmadou Bamba , de son vrai nom Mohamed Ibn Mohamed Ibn Habiballah , a consacré de nombreux thèmes à l’Unicité de Dieu, tout autant qu’il aura été le plus prolixe en louanges (asalaatou alanaby”) pour le prophète Muhammad (Psl). Après une parfaite maîtrise du Saint Coran qu’il aura appris auprès de ses oncles maternels et de Khaly Madiakhaté Kala - cadi et ami de son père, lui - même cadi de Lat Dior - Borom Touba s’est très tôt consacré à l’écriture et à l’enseignement des principes religieux. S’adressant à toutes les couches de la société, il a investi tous les axes du savoir. Dans une oeuvre comme “ Tazawudu shixaari ” ou Viatique des adolescents, Khadimoul Rassol indique à cette frange sensible de la société islamique, exposé à toutes les déviations, la voie à emprunter pour la félicité. Des thèmes de ce genre, Cheikh Ahmadou Bamba en a traité en grande quantité.

      

Dans le domaine du -« Salautu - ala nahy  », des œuvres comme « Muxadimatul Amdahi  » “ Mawaahibu naafiu ” et “ Jasbul xulo ob” demeurent des références mondiales, tout omme ses écrits qui traitent des dons et faveurs innombrables dont Dieu l’a entouré (dernière partie de sa bibliographie), notamment “ Ayaasamina lahu ”, “ Maltabul faw - sayni ”, « Akhiru zaman  »” etc, révèlent à la face du monde la dimension exceptionnelle et le niveau de son ascension vers l’Eternel .“ Jaau’artu ” (le voisinage) et " Xaatimatumunadjati " (mes derniers écrits) demeurent les meilleures références dans cette ligne.

      

Aujourd’hui, nul ne peut se prévaloir d’une connaissance totale de la bibliographie de Khadimoul Rassol , même si la bibliothèque islamique de Touba, construite par le défunt Khalife Cheikh Abdoul Ahad , est le dépôt de la plupart de ses écrits. D’aucuns affirment que certaines de ses oeuvres ont été plongées par le Cheikh, lui - même, dans l’océan au cours de son voyage pour le Gabon

Signification de la notion de qaçida

« QAÇIDA » ne vient pas de Cheikh Ahmadou Bamba. Ce terme prend origine dans la littérature arabe particulièrement dans une de ses composantes nommée « ‘AROUD » qui renvoie à la prose et la versification. Par abus de langage, nous commettons l’amalgame entre « qaçida » qui fait référence à l’unité de prose et « qaçayid » qui est le pluriel de « qaçida ». Ainsi nous parlons de « moufrad » lorsqu’il s’agit d’un poème, de « mou sannaa » lorsq’il en s’agit de deux, et de « jam’u » pour plusieurs poèmes. Un « jam’u » devrait correspondre dans la littérature française au Recueil de poèmes.


Comme toute littérature, la classification de ces termes obeit à une métrologie définie. Pour pouvoir dire que nous avons un « qaçida », il faut que ce dernier soit constitué de 7 vers. Pour moins que cela on dira que ce sont des « abiaat » (pluriel de « beyit »).

A cette définition superficielle du mot, nous allons confronter celle de CHEIKH AHMADOU BAMBA, fondateur du Mouridisme, qui dit un jour à un de ses talibés, en se référant à l’acrostiche du mot en arabe :

QAF signifie « QIRA ATOUL QUR’AN » pour dire méditer sur le coran

ÇAAD signifie « ÇALAATOU ‘ALA ‘NABI » c’est-à-dire prier sur le Prophète (PSL)

ALIF pour dire « I’LAMOU » retenez

ALIF encore pour « ANNALLAHA WAAHIDOUNE » que DIEU est unique

DEEL pour dire « DOUMOU ‘ALA ZAALIKA » faites-en un viatique

Une recommandation qui devrait donner : MEDITER SUR LE CORAN, PRIER SUR LE PROPHETE (PSL), ATTESTER L’UNICITE DIVINE, VOILA UN VIATIQUE POUR VOUS. Nombre de « Qaçaïd » écrits par Serigne TOUBA peuvent être répartis entre des MADH et des ÇALAAT qui renvoient respectivement à RACONTER L’EPOPEE DU PROPHETE, et à PRIER EFFECTIVEMENT SUR LE PROPHETE.

Néanmoins, en plus de ces composantes, nous comptons d’autres types de qaçaïd qui parlent de l’Unicité de DIEU, mais aussi qui relatent les Grâces et Bienfaits décernés au Cheikh par LE TOUT PUISSANT suite à son dévouement à la cause du prophète dont le couronnement a été l’attribution du grade de « KHADIMOU RASSOUL », (le Serviteur du Prophète PSL).

       

    Source almouridiya.